vendredi 3 juin 2011

Réflexion sur l'Euthanasie

Tout d'abord, avant d'entrer plus en avant dans le sujet, il est important de comprendre le sens du mot "Euthanasie". C'est un mot grec (gr: ευθανασία - ευ, bonne, θανατ mort) qui signifie "La bonne mort" mais qu'il faut comprendre par "mourir sans souffrir". Il y a donc derrière la notion d'Euthanasie la recherche de rendre la mort plus douce. C'est précisément ce qu'ont permis les soins dits "palliatif". Le palliatif étant la gestion du passage entre la vie et la mort. Il s'agit donc bien d'un accompagnement avec l'utilisation de produits antidouleurs et de personnel spécialisé (infirmières, psychologues, médecins, etc)

Il y a eu depuis un certain temps un glissement de sens du mot "Euthanasie". Le mot aujourd'hui désigne l'interruption volontaire de la vie. Cela s'appelle dans d'autres circonstances un meurtre ou un suicide. On ne peut pas débattre de l'interruption volontaire de la vie sans prendre le temps et sans se référer à la philosophie et au bon sens. 

Je suis contre l'autorisation général de l'euthanasie. Mettre un terme à la vie de quelqu'un est un acte très lourd. Qui doit-en prendre la responsabilité? On demande généralement aux médecins de "pousser" sur la seringue. Je serais d'accord, dans le cas où la famille réclamerait d'abréger les souffrances d'un parent. Que ce soit celui qui formule la demande qui pousse la seringue. Je trouve qu'il est inadmissible de demander à un médecin, dont la mission est de prendre soin des patients, de se changer en bourreau. C'est celui qui poussera la seringue qui devra assumer son geste. Pourquoi serait-ce au médecin que reviendrait cette terrible responsabilité. 

Lorsqu'un patient souffre trop et qu'il demande à mourir, la médecine agit toujours le plus dignement. Il existe aujourd'hui des antalgiques puissants qui permettent d'endormir la douleur. Le patient, en réclamant la mort, réclame en fait souvent de moins souffrir. Le tuer me parait pour le moins exagéré. Un patient qui dit : "Je veux mourir", dans la plupart des cas, se trompe de demande. C'est toujours un appel au secours. Le secourir ne peut pas être le tuer, cela n'a pas de sens. Combien de fois, certains patients ont demandé de mourir par trop de souffrance, un fois soulagé ils remerciaient tout le monde qu'on ne les ait pas écoutés.

Ne mettons pas trop de passion dans cette question redoutable. Prenons le temps de raisonner. L'émotion n'est jamais un bon guide.

Conclusion : 

les cas justifiant une interruption volontaire de vie chez un patients sont extrêmement rares. La plupart de ces cas sont traités par les soins palliatifs. On ne peut pas, on ne doit pas faire une loi pour quelques individus. les décisions sont prises d'une façon collégiale par les médecins. Cela doit rester du cas par cas sinon gare aux dérives...


3 commentaires:

  1. On dit soins palliatifs pour éviter la souffrance avant le mort qui sera certaines. Mais est-on sur que les malades ne souffrent pas, j'en doute !!!
    Les médecins ne font rien pour atténuer la douleur, pourquoi certains malades se suicident parce qu’ils souffrent trop ?

    RépondreSupprimer
  2. Les médecins font tout pour atténuer la douler et d'une...et de deux il n'y a pas que les malades qui se suicident. Le suicide est un problème différent.

    RépondreSupprimer
  3. Mais je parle des malades qui se suicident car ils ne supportent plus la douleur qui est intolérable et à qui on ne fait rien pour l'atténuer.

    RépondreSupprimer

Merci de me laisser un commentaire. J'écris pour penser. Vos avis me nourrissent. Ne soyez pas désobligeant c'est tout ce que je demande.

De la Démocratie en Amérique

L'élection de Donald Trump n'a toujours pas été digérée. La plupart des journaux américains continuent à le présenter comme un pers...